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Les projectiles toxiques antipersonnel modernes

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Author(s): Gaillard Yvan | Regenstreif Philippe | Fanton Laurent

Journal: Annales de Toxicologie Analytique
ISSN 0768-598X

Date: 2011;
Original page

Keywords: Munition toxique | balle creuse | aconitine | cyanure | pistolet pyroliquide | troïka | 4-S110T | PSZh-13 | udar | ditran | suxaméthonium | Toxic ammunition | hollow bullets | aconitine | cyanide | spray gun | troika | 4-S110T | pyroliquid gun | udar | suxamethonium | ditran | PSZh-13

ABSTRACT
Au printemps 1944, Kurt Von Gottberg, le chef de la police SS à Minsk, fut blessé par balles par deux agents soviétiques. Bien que légèrement touché, il mourra 6 heures plus tard. Les balles utilisées étaient creuses et contenaient une substance cristalline. Ces balles de 4 g, semi-chemisées en cupronickel, renfermaient 28 mg de nitrate d’aconitine, plus tard connu sous l’appellation de akonitinnitratgeschosse. La SIPO (SIcherheits POlizei) ordonna alors la production de balles Parabellum de 9 mm contenant du Ditran, un anticholinergique aux propriétés hallucinogènes provoquant une confusion mentale intense. Plus tard, le QNB (codé BZ par l’OTAN) sera produit. Saddam Hussein aurait utilisé cette molécule (codé agent 15) contre les Kurdes d’Iraq. Les forces serbes disposaient aussi de telles munitions et auraient été utilisées lors du conflit bosniaque, particulièrement à Srebrenica. Les auteurs poursuivent leur exposé par les armes déployées lors de la guerre froide et développées pour le compte du KGB afin d’éliminer discrètement les opposants au régime réfugiés à l’Ouest. Ces armes incluent le lanceur PSZh-13, le pistolet séquentiel Troïka et l’ingénieux dispositif de lancement 4-S110T à piston captif mis au point par Stechkin. Dissimulé sous l’apparence d’un paquet à cigarettes, il pouvait projeter silencieusement une charge de cyanure de potassium. Enfin, le célèbre parapluie empoisonné pouvant injecter une bille remplie de ricine (ou une autre phytalbumine de toxicité identique telle que abrine ou curcine) est présenté à l’occasion de l’assassinat du dissident bulgare Georgi Markov le 7 septembre 1978. Lors de l’autopsie, la découverte d’un projectile ayant éclaté en 4 ou 5 morceaux doit immédiatement alerter le médecin légiste sur l’éventualité d’une munition toxique. Le toxicologue doit s’attacher en premier lieu à la détection de l’aconitine, du cyanure, du suxaméthonium, du ditran du BZ ou d’une phytalbumine toxique. L’emploi de telles armes doit faire suspecter une organisation puissante telle que les services de renseignements gouvernementaux, l’armée ou un groupe terroriste. L’existence actuelle du lanceur pyroliquide russe UDAR montre bien que ces armes n’ont pas disparu. Il ne serait notamment pas très difficile de produire artisanalement une charge au cyanure adaptée à partir des charges civiles ou militaires existantes. In the spring of 1944 Kurt von Gottberg, the SS police chief in Minsk, was shot and injured by two Soviet agents. Although he was only slightly injured, he died six hours later. The bullets were hollow and contained a crystalline white powder. They were 4 g bullets, semi-jacketed in cupronickel, containing 28 mg of aconitine. They were later known as akonitinnitratgeschosse. The Sipo (the Nazi security police) then ordered a trial with a 9 mm Parabellum cartridge containing Ditran, an anticholinergic drug with hallucinogenic properties causing intense mental confusion. In later years, QNB was used, and given the NATO code BZ (3-quinuclidinyl-benzylate). It was proven that Saddam Hussein had this weapon (agent 15) manufactured and used it against the Kurds. Serbian forces used the same type of weapon in the Bosnian conflict, particularly in Srebrenica. The authors go on to list the Cold War toxic weapons developed by the KGB and the Warsaw pact countries for the discreet elimination of dissidents and pro-independence leaders who had taken refuge in the West. These weapons include PSZh-13 launchers, the Troika electronic sequential pistol, and the ingenious 4-S110T captive piston system designed by the engineer Stechkin. Disguised as a cigarette case, it could fire a silent charge of potassium cyanide. This rogues gallery also includes the umbrella rigged to inject a pellet of ricin (or another phytalbumin of similar toxicity, such as abrin or crotin) that was used to assassinate the Bulgarian writer and journalist Georgi Markov on 7 September 1978 in London. During the autopsy, the discovery of a bullet burst into 4 or 5 parts bought suspicion of the use of a toxic substance. Toxicological analysis has sought evidence of aconitine, cyanide, suxamethonium, ditran, BZ or one of the toxic phytalbumins. The use of such complex weapons could come from a powerful organization: army, secret services, terrorism. The current existence of the Russian UDAR spray gun, however, shows that these weapons are still present. The possibility that they might be used to spray a charge of cyanide is still very real, especially as it wouldn’t be very difficult for an informed amateur to produce home-made toxic ammunition by adapting existing civil or military cartridges.
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