Academic Journals Database
Disseminating quality controlled scientific knowledge

MÉDÉE À LA CROISÉE DES CULTURES MÉDÉE À LA CROISÉE DES CULTURES

ADD TO MY LIST
 
Author(s): Dora Leontaridou

Journal: Revue Electronique de Litterature Francaise : RELIEF
ISSN 1873-5045

Volume: 5;
Issue: 2;
Start page: 32;
Date: 2012;
Original page

Keywords: Théâtre français XXIe siècle | mythe | réécriture | Médée | transculturalité

ABSTRACT
La tragédie Médée de Max Rouquette et ses représentations originales par le metteur en scène Martinelli offrent un vaste champ à l’étude des échanges transculturels. Le texte est d’abord écrit en occitan puis traduit en français par l’auteur lui-même, qui exploite entre autres les potentialités de cette langue ancienne. Qui plus est, sa Médée appartient au groupe social des gitanes. La mise en scène de Martinelli supprime cet aspect, et fait se dérouler la tragédie dans un espace africain. Les acteurs et les musiciens sont Burkinabés. Les choeurs sont chantés par des griottes, groupe social d’importance majeure, détendeur de tradition en Afrique. Les parties chorales sont traduites et chantées en dioula, langue africaine, et sont accompagnées de musique et d’instruments africains. Le texte et ses représentations réalisent par des moyens scéniques des dialogues entre l’ancien et le moderne, l’Occident et l’Afrique, transposant esthétiques, arts, situations et conditions humaines.Max Rouquette’s tragedy Médée and its original representations by the stage director Martinelli offer a vast field for the study of transcultural exchanges. After having been written in Occitan, the text has been translated into French by the author himself, who exploits, among other things, the potential of this ancient language. Furthermore, his Médée belongs to the social group of gypsies. The staging of Martinelli deletes this element, and moves the tragedy to an African space. The actors and musicians are from Burkina Faso, the chorals are sung by griottes, a social group of great significance, keeper of African traditions. The chorals are translated and sung in dioula, an African language, and they are accompanied by African music and instruments. The text and its representations create, through its scenic means, dialogues between the old and the new, the West and Africa, transposing aesthetic values, arts, situations and human conditions.

Tango Rapperswil
Tango Rapperswil

     Save time & money - Smart Internet Solutions