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Pourquoi la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec n’est pas le premier recours des enseignantes et des préposées à l’aide domestique ayant des lésions professionnelles

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Author(s): Nancy Guberman | Dominique Côté

Journal: Perspectives Interdisciplinaires sur le Travail et la Santé
ISSN 1481-9384

Issue: 7-2;
Date: 2005;
Original page

Keywords: teachers | CSST | cleaners | recourse for work-related illness | workers’ compensation | enseignantes | indemnisation | CSST | préposées à l’aide domestique | stratégies de recours pour des lésions professionnelles

ABSTRACT
Cet article examine les motifs de deux groupes de travailleuses pour s’adresser ou pas à la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec (CSST) pour des lésions perçues comme étant liées au travail. Il est basé sur des entrevues qualitatives auprès de 16 enseignantes et de 16 préposées à l’aide domestique. Pour les deux groupes, les motifs de non-recours incluent la croyance que la CSST existe essentiellement pour les accidents et les retraits préventifs des femmes enceintes, l’image de la CSST comme un organisme qui accorde difficilement des indemnisations ainsi que la difficulté perçue de prouver le lien entre le travail et le problème de santé. Pour les préposées, le manque à gagner entre les prestations et le revenu d’emploi est aussi un facteur tandis que pour les enseignantes l’accès relativement facile à une assurance salaire joue contre le recours à la CSST. De plus, pour bien comprendre les choix des répondantes, il faut tenir compte de leur rapport à leur emploi et à leur santé et de la culture de leur milieu de travail.This article examines the motives behind the decisions of two groups of workers on whether or not to submit claims to the Workers’ Compensation Board (CSST) for perceived work-related accidents or illnesses. It is based on qualitative interviews with 16 teachers and 16 cleaners. For both groups, motives for not making claims include the belief that the CSST is essentially for accidents and preventive work withdrawal for pregnant women, the view that compensation is difficult to obtain from the CSST, as well as a perceived difficulty of proving a relationship between their work and their health problem. For the cleaners, the difference between the compensation and employment income is also a factor, while for teachers, the fact that they have relatively easy access to wage-replacement insurance is one reason they do not submit claims to the CSST. To better understand the respondents’ choices, other factors such as their relationship to their job, their health, and their workplace culture must be taken into account.
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