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Urraque, Elvire et Sancie. Le rôle et la place des infantes dans l’historiographie castillane (XIIIe-XIVe siècles)

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Author(s): Patricia ROCHWERT-ZUILI

Journal: E-Spania
ISSN 1951-6169

Issue: 5;
Date: 2008;
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Keywords: María de Molina | Zamora | Versión sanciana | Estoria de España | infanta | Crónica de Castilla | Crónica de veinte reyes | Sancha(hermana de Alfonso VII) | Elvira (hermana de Alfonso VI) | Urraca (hermana de Alfonso VI) | Marie de Molina | Chronique de vingt rois | Chronique de Castille | infante | Histoire d’Espagne | Version sancienne | Sancie (sœur d’Alphonse VII) | Elvire (sœur d’Alphonse VI) | Urraque (sœur d’Alphonse VI) | Zamora

ABSTRACT
Dans la « Quatrième partie » de l’Histoire d’Espagne (1270), on ne trouve nulle évocation du statut intermédiaire qu’avaient pu avoir, jusqu’au XIIe siècle, ces seigneures d’infantat, vouées à la chasteté et au célibat mais non recluses, ce qui leur permettait de participer pleinement à la vie politique du royaume. À travers l’image d’Urraque, d’Elvire et de Sancie, on perçoit surtout le rôle que jouèrent les femmes auprès d’Alphonse X et de ses successeurs. La Chronique de vingt rois (1282-1284) semble témoigner du soutien que le roi Sage avait pu trouver auprès de ses filles à la fin de son règne. Profondément influencées par la reine et régente Marie de Molina, la Version sancienne (1289) et la Chronique de Castille (1295-1312) laissent entrevoir les orientations du programme politique « molinien ». Ainsi, dans l’historiographie castillane du tournant des XIIIe et XIVe siècles, l’infante Urraque prend les traits d’une parfaite femme régnante façonnée à l’image de Marie de Molina.La « Cuarta parte » de la Estoria de España (1270) no guarda testimonio del estatuto intermediario que tuvieron, hasta el siglo XII, esas infantas castas y solteras pero no recluidas, lo que les permitía dedicarse plenamente a la vida política del reino. A través de Urraca, Elvira y Sancha se percibe más bien el papel que tuvieron las mujeres al lado de Alfonso X y sus sucesores. La Crónica de veinte reyes (1282-1284) parece rendir homenaje a las hijas del rey Sabio que lo acompañaron hasta el final de su reinado. En la Versión sanciana (1289) y la Crónica de Castilla (1295-1312), en las que influye el modelo de la reina y regente María de Molina, se destacan las orientaciones políticas del « molinismo ». De hecho, en la historiografía castellana de finales del XIII principios del XIV, la infanta Urraca tiene las características de una mujer reinante modélica inspirada en María de Molina.
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