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Déterminations des teneurs en atractyloside dans les racines d’Atractylis gummifera L. provenant de six régions d’Algérie Determinations of levels of atractyloside in the roots of Atractylis gummifera L. collected from six different areas of Algeria

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Author(s): Larabi Islam Amine | Azzouz Mohamed | Abtroun Rania | Reggabi Mohamed | Alamir Bachra

Journal: Annales de Toxicologie Analytique
ISSN 0768-598X

Volume: 24;
Issue: 2;
Start page: 81;
Date: 2012;
Original page

Keywords: Chardon à glu | atractyloside | Algérie | Glue thistle | atractyloside | Algeria

ABSTRACT
Objectif : Atractylis gummifera L., ou chardon à glu, est une plante d’Afrique du Nord appartenant à la famille des Astéracées. Elle se caractérise par la production d’un métabolite hautement toxique, appelé atractyloside (ATR). L’objectif de cette étude est d’apprécier la toxicité de cette espèce par la détermination des teneurs en atractyloside des échantillons de racine récoltés dans différentes régions d’Algérie. Méthode : Des échantillons de racine sont récoltés dans six régions différentes du pays (Alger, Tizi-Ouzou, Médéa, Béjaïa, Guelma et Tlemcen, et les extraits méthanoliques de ces derniers sont analysés par chromatographie liquide haute performance couplée à un détecteur à barrette de diode (HPLC-DAD). Résultats : La concentration en atractyloside varie de 0,1 % à 0,27 % d’atractyloside en fonction de la région avec une moyenne de 0,17 %. Discussion : Les teneurs les plus faibles sont retrouvées dans les échantillons provenant des villes côtières, et les teneurs les plus élevées proviennent de régions plus éloignées de la côte. Les quantités d’atractyloside retrouvées sont rapportées aux doses létales 50 (DL50). Le calcul montre que 260 g de racine sèche correspondent à la DL50 chez le rat par voie orale, et que pour les voies intra-péritonéale, intramusculaire, et sous-cutanée, seulement 10 à 35 g permettent d’atteindre la DL50. Chez l’Homme, il n’existe pas de données concernant les doses létales de l’atractyloside et la transposition des données animales à l’Homme ne peut être appliquée en raison de l’absence de données relatives à son volume de distribution dans l’organisme. Conclusion : L’évaluation des teneurs en atractyloside a fait l’objet de quelques études sporadiques. La plupart de ces études sont anciennes et reposent sur l’emploi de techniques d’analyse qui manquent de sensibilité et de spécificité. Ainsi, nous avons jugé utile d’initier un travail permettant d’enrichir et d’actualiser les données sur les teneurs en atractyloside du chardon à glu. Il ressort de notre étude que les teneurs en atractyloside dans la racine varient selon la région, et par conséquent, en fonction des conditions climatiques du milieu. Les chiffres obtenus présentent un appui solide pour le clinicien dans l’appréciation du degré d’imprégnation toxique lors des intoxications aiguës. Enfin, à travers ce travail, il convient d’attirer l’attention sur la nécessité d’entreprendre des travaux de recherche visant à évaluer les doses létales de l’atractyloside chez l’Homme, qui restent toujours méconnues dans la littérature scientifique. Objective: Atractylis gummifera or glue thistle is a plant of North Africa belonging to the Asteraceae’s family. It is characterized by the production of a highly toxic metabolite, called atractyloside (ATR).The purpose of this study is to assess the toxicity of this species by the determination of levels of atractyloside in root samples collected from different regions of Algeria. Method: Root samples were collected from six different regions of the country and methanol extracts were analyzed by high-performance liquid chromatography coupled with a diode array detector (HPLC-DAD). Results: The concentration of atractyloside ranges from 0.1 percent to 0.27 percent depending on the region, with an average of 0.17 percent. Discussion: The lowest levels were found in samples from coastal cities, and the highest levels from areas farther from the coast. The amounts of atractyloside found were compared with the lethal dose 50 (LD50). The results show that 260 g of dry root corresponds to the LD50 in rats orally, and for intraperitoneal, intramuscular and subcutaneous routes, only 10 to 35 g can reach the LD50. In humans, there are no data on lethal doses of atractyloside, and the transposing of animal data in humans cannot be applied because of the lack of data on the distribution volume of atractyloside. Conclusion: The assessment of levels of atractyloside has been the subject of some sporadic studies. Most of these studies are old, and based on the use of less sensitive and specific analytical techniques. Thus, we thought it useful to initiate an investigation to enrich and update the data on the levels of atractyloside in glue thistle. It appears from our study that the levels of atractyloside in the root vary by region, and therefore according to the climatic conditions of the environment. The results present strong support for the clinician in assessing the degree of toxic impregnation during acute intoxications. Finally, through this work, it is necessary to draw attention to the need to undertake research to assess the lethal dose of atractyloside in humans, which remains unknown in the scientific literature.

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