Academic Journals Database
Disseminating quality controlled scientific knowledge

Une série de nouveaux cas d’intoxications par le GHB ou la GBL. Dosages dans le sang, l’urine et les phanères Series of new cases of intoxication by GHB or GBL. Determination in blood, urine, hair and nails

ADD TO MY LIST
 
Author(s): Chèze Marjorie | Hoizey Guillaume | Deveaux Marc | Muckensturm Aurélie | Vayssette François | Billault Francis | Pépin Gilbert

Journal: Annales de Toxicologie Analytique
ISSN 0768-598X

Volume: 24;
Issue: 2;
Start page: 59;
Date: 2012;
Original page

Keywords: GHB | GBL | sang | urine | cheveux | poils pubiens | ongles | GHB | GBL | blood | urine | hair | nails

ABSTRACT
Introduction : Depuis 1999, l’acide gamma-hydroxybutyrique (GHB) est classé sur la liste I des substances vénéneuses pour la forme injectable réservée à l’usage hospitalier, et sur la liste des stupéfiants pour les formes orales. Ce classement a conduit peu à peu les utilisateurs à se tourner vers un de ses précurseurs chimiques, non classé, la gamma-butyrolactone (GBL). L’utilisation du GHB/GBL dans un but de soumission chimique comme « drogue du viol » reste relativement rare. Le principal usage détourné est en fait à but récréatif, mais la marge thérapeutique étant étroite, le surdosage est un risque certain avec risque de décès, plus particulièrement en cas d’association à l’alcool. Cas et méthodes : Les analyses toxicologiques des cas présentés ont été réalisées sur le sang périphérique prélevé sur conservateur, et lorsque disponibles, sur l’urine par chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (CPG-SM). Les phanères disponibles (cheveux, poils pubiens, ongles) ont été analysés par chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse tandem triple quadripôle (CPG-SM/SM). Dans trois cas les analyses ont été effectuées sur des produits de saisie. Résultats et discussion : Dans 7 cas de mono-intoxication au GHB/GBL les concentrations sanguines mesurées étaient comprises entre 285 et 815 mg/L pour les cas mortels (n = 4), et entre 74 et 158 mg/L pour les cas non mortels (n = 3). Dans les 4 cas non mortels et avec présence de toxiques associés (alcool, MDMA, cannabis, méthadone), les concentrations sanguines de GHB étaient comprises entre 86 et 184 mg/L. L’analyse des cheveux a montré dans 2 cas des pics de concentrations de GHB sur le segment correspondant à la période des faits, respectivement 9,8 ng/mg et 9,6 ng/mg, signant une prise ponctuelle ; ces concentrations sont corrélées à la présence de GHB exogène dans le sang et l’urine contemporains des faits. Dans un cas, des concentrations de GHB de 62 ng/mg dans les poils pubiens et de 105 ng/mg dans les ongles étaient liées à une consommation régulière de GHB/GBL. Conclusion : La consommation de GHB/GBL peut être mortelle. Une consommation ponctuelle est difficilement mise en évidence par l’analyse segmentaire des cheveux, la présence d’autres éléments tels que l’analyse de l’urine ou des produits de saisie est déterminante pour conclure. Les consommations chroniques sont facilement mises en évidence dans les phanères (cheveux, poils, ongles). La preuve de consommation de GBL s’est faite grâce à l’analyse simultanée des produits saisis. Introduction: Since 1999, gamma-hydroxybutyric acid (GHB) is a prescription drug only for hospital use for intra-venous injection. It is classified as a narcotic if used orally. Scheduling GHB led the users to use mainly one of its chemical precursors, the gamma-butyrolactone (GBL) which is not classified. The use of GHB/GBL in a purpose of drug facilitated sexual assault remains rare. The main diverted usage is for entertaining purpose, but as the therapeutic range is narrow, thus its consumption may be life-threatening, particularly if alcohol is taken concurrently. Cases and methods: The toxicological investigations of the presented cases were performed on preserved peripheral blood, and when available, urine by GC-MS. When hair was available; analysis were performed by GC-MS/MS. In three cases analyses were undertaken on seized products. In seven cases of mono-intoxication by GHB/GBL, the blood concentrations ranged from 285 to 815 mg/L for fatal cases (n=4), and from 74 to 158 mg/L for non-fatal cases (n=3). In four non-fatal cases of GHB/GBL intoxication together with alcohol, MDMA, cannabis and/or methadone taken concurrently, the blood concentrations of GHB ranged from 86 to 184 mg/L. In two cases, hair analysis showed a GHB peak on the segment corresponding to the events at respectively 9.8 ng/mg and 9.6 ng/mg, typical of a single intake, in correlation with the presence of exogenous GHB in the blood and the urine at the time of the event. In one case GHB concentration was 62 ng/g in pubic hair and 105 ng/mg in nails, corresponding to a chronic use of GHB/GBL. Conclusion: GHB/GBL use can be lethal. An erratic consumption may be detected by segmental analysis of hair, but should be evidence among other proofs (urine concentration, seized products). A chronic consumption is easily detected in hair and nails. The use of GBL has been proved by the concurrent analysis of seized products.
RPA Switzerland

Robotic Process Automation Switzerland

    

Tango Rapperswil
Tango Rapperswil